Biographie

« Amel Brahim Djelloul navigue, en plein soleil, de Monteverdi à Rameau, de Mozart à Messager, mais garde toujours un oeil sur ses racines » (Diapason – François Laurent)

Reconnue comme une personnalité musicale d'exception, appréciée pour la couleur riche et ensoleillée de son timbre, la soprano Amel Brahim-Djelloul traverse cette saison encore les divers univers musicaux, pour le plus grand bonheur du public.

Elle donne un concert à la Philharmonie de Paris avec l'Orchestre Pasdeloup, chante avec l'Opera Ballet Vlaanderen pour "Requiem", d'après le Requiem de Fauré re-créé par Sidi Larbi Cherkaoui et Wim Henderickx, donne un récital avec la pianiste Anne le Bozec à Stuttgart, se rend à Montréal avec l'Ensemble Amedyez et son frère Rachid Brahim-Djelloul pour le programme « Poètes et Poètesses d'Al Andalous », chante avec ce même ensemble Amedyez ainsi que l'Orchestre Symphonique Divertimento le programme « Dune rive à l'autre » à Echirolles et Vaux-en-Velin, redonne Neb Ankh et La Passion d'Adonis de Zad Moultaka, respectivement avec les ensembles 2e2M et Mezwej, à l'Institut du Monde Arabe de Paris puis à La Spezia (Italie), poursuit l'aventure de L'Orgue du Sultan avec l'ensemble Archéron, à Toulouse et à l'Arsenal de Metz, ainsi que celle des Mille et une Lunes de la Princesse Boudour donné en tournée en France et à l'étranger avec le conteur Jihad Darwiche et le pianiste Nicolas Jouve, après sa création à l'été 2016 au Festival de Radio-France et Montpellier Languedoc-Roussillon.

Amel Brahim-Djelloul a débuté son apprentissage musical par l'étude du violon avant de commencer le chant. Durant sa formation, elle a bénéficié des enseignements de Abdelhamid Belferouni, Noëlle Barker, Frantz Petri, Peggy Bouveret et Malcolm Walker. Elle est diplômée du CNSMD de Paris.

Dans le cadre du Jardin des Voix de William Christie, elle se produit en 2005 sur les scènes les plus prestigieuses du monde. En 2007, elle est nommée dans la catégorie Révélation Lyrique des Victoires de la Musique.

Son parcours lui a déjà donné l'occasion d'aborder sur de prestigieuses scènes plusieurs rôles majeurs du répertoire, tels Servilia (La clemenza di Tito) à l'Opéra de Paris et au Festival d'Aix en Provence, le rôle-titre de Véronique de Messager au Théâtre du Châtelet, Nanetta (Falstaff ) au Théâtre des Champs-Elysées, Susanna (Le Nozze di Figaro ) à Angers-Nantes Opéra et à l'Opéra de Lausanne, Pamina (Die Zauberflöte) et Despina (Così fan tutte) à l'Opéra de Nice, Adina (L'Elisir d'Amore) à l'Opéra d'Avignon, ou encore Drusilla, Amore et Valletto dans différentes productions de L'Incoronazione di Poppea (Opéra de Paris, Théâtre des Champs-Elysées, Staatsoper de Berlin, Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, Grand Théâtre de Genève, Opéras de Lille et Dijon). Elle a également interprété Ninette dans L'Amour des Trois Oranges et Suor Genovieffa dans Suor Angelica à l'Opéra de Paris, ainsi que Mélisande (Pelléas et Mélisande) à Besançon.

Parmi les autres rôles qu'elle a incarné citons La Princesse (L'Enfant et les Sortilèges) à l'Opéra de Paris ; Gabrielle (La Vie Parisienne) à Angers-Nantes Opéra ; Hébé, Fatime et Phani (Les Indes Galantes) dirigée par Christophe Rousset à l'Opéra National de Bordeaux et au Concertgebouw de Bruges, Jacqueline (Fortunio) et Zanetta (La Princesse de Trébizonde) à l'Opéra de Limoges ou encore Gontran (Une Education Manquée) à New York et Washington avec Opera Lafayette.

Amel Brahim-Djelloul a ainsi pu travailler avec des chefs d'orchestre tels que Alain Altinoglu, William Christie, Sir Colin Davies, Laurence Equilbey, Adam Fischer, Bernard Haïtink, René Jacobs, Kurt Masur, Philippe Jordan, Nicolas Krüger, Marc Minkowski ou Christophe Rousset, et a été entre autres dirigée sur scène par Emmanuelle Cordoliani, Robert Fortune, Waut Koeken, Lukas Hemleb, Nicolas Joël, Marco Arturo Marelli, Jean-Louis Martinoty, David McVicar ou Philippe Sireuil.

Elle est régulièrement invitée par de nombreux orchestres (Orchestre national de France, National Symphony Orchestra de Washington, Orchestre Philharmonique Royal de Liège, National Philharmonic d'Ukraine, Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Orchestre Symphonique Pasdeloup, Orchestre Symphonique National Algérien, Orchestre national d'Ile-de-France, Orchestre Philharmonique du Maroc...) et ensembles (Les Arts Florissants, Le Poème Harmonique, 2E2M, les Talens Lyriques, le Quatuor Debussy ...).

Fière de ses origines et soucieuse de les défendre, elle a souhaité élaborer le programme de son premier disque (Les 1001 nuits, édité par Ame Son et unanimement reçu par la presse) sur le thème des célèbres contes orientaux. Son disque suivant, Amel chante la Méditerranée propose des pièces du patrimoine arabo-andalous adaptées par son frère, le violoniste et musicologue Rachid Brahim-Djelloul, et interprétées avec l'Ensemble Amedyez. Enfin, avec Nicolas Jouve, elle a enregistré chez Eloquentia le disque Populaires, qui célèbre l'alliance de la tradition populaire et de compositeurs comme Brahms, Ravel, Canteloube, Collet, Respighi, Guridi ou Hahn.